S-I-OUVEILLAN

Circuit : "Connais-tu Ouveillan ?"

 

 

Vous êtes sur la place du marché.

 

C’est le point de départ de notre promenade. Les Amis de Fontcalvy et du vieil Ouveillan vous convient à une promenade historique.

Consultez les tableaux fléchant votre promenade.

En face de la rue Malardeau, nous laissons, à gauche la Charcuterie ANDRIEU et à droite Lou Pichot Mercat, pour prendre la rue du Parc qui descend vers le grand étang salinié d’Ouveillan.

A quelques mètres après les ateliers Municipaux, sur votre gauche, un bâtiment avec un toit de type pagode en tuiles rouges était utilisé comme bains douches jusqu’à la fin des années 60.

En bas de cette rue, près des toilettes publiques, un escalier nous amène vers le grand étang. Nous avons là, un point de vue sur l’étang.

 

Le panneau N°1 :

         Le grand étang « salinié »

 Il est source de grandes richesses .

Un sondage du sol, effectué au cours des années 1980, sur son bord, près de la « Grangette » a révélé la présence, en profondeur, d’eau sulfatée, c’est à dire contenant des sels. On peut en conclure que son origine est tectonique, comme l’étang de Capestang : il y a eu un effondrement au cours d’une régression marine. A ce phénomène s’est ajouté une érosion éolienne : de grands vents, soufflant en tourbillons dans cette cuvette formée au début de l’ère quaternaire, ont achevé de lui donner sa forme.

Les richesses de cet étang sont nombreuses et variées : sel, gibier, poisson mais aussi des plantes comme la gaude, la salanc et le salicor ou le salicorne. Aussi, depuis la préhistoire, les hommes se sont installés sur Roquevaquière, sur le pech d’Ouveillan. C’est là qu’OVILIUS, un vétéran des Légions Romaines, fonde sa villae qui deviendra au cours des siècles, le village d’Ouveillan.

Malgré toutes ces richesses, les hommes rêvent depuis longtemps, de l’assèchement de cet étang, pour deux raisons :

La population de plus en plus nombreuse, a besoin de nouvelles terres pour se nourrir et la population veut faire disparaître les fièvres et les « grandes mortalités » endémiques que provoquent les eaux croupissantes.

En 1305, on convient que l’étang salin « sera dégoutté et desséché et réduit en culture en tout ou en partie».

Descendre les escaliers, jusqu’au chemin de l’ETANG, ensuite le remonter, sur votre droite, pour rejoindre le Bas CASTELLAS par la rue du Castellas. Panorama sur l’étang, les collines environnantes :  Roquevaquière,Saint-Cyr,le village.*

 

Le panneau N°2 : Le Bas Castellas

 

       Le premier Château d’Ouveillan

Un château, placé au bord de l’étang, est mentionné sur des archives communales de Narbonne. Raymond Béranger d’Ouveillan prétendait avoir régulièrement acquis, du chapelain HUGON, la moitié du Château-bas d’Ouveillan. Il serait le premier castrum puisqu’il est appelé en 1188, le vieux Château . Il dominait l’étang et ses salines, peut-être était-il construit sur la « Villae »  d’Ovillius ?

Retournons sur nos pas, vers le Boulevard Robespierre, le traverser et prendre la Rue ESPAGNAC, juste en face. En la remontant, vous pouvez découvrir, sur la droite, la Rue de la Placette (s’y aventurer pour apercevoir un bout de rempart construit en 1368), puis continuer son chemin, en revenant sur la rue Emile SAVISSE, par la petite traverse qui est en haut de la Placette. Tout au long de cette ruelle, vous pouvez admirer des fenêtres « Renaissance », des clés de voûte d’une grande

beauté, des inscriptions datant ces réalisations.

Au bout de cette rue, on aboutit Rue de la LAUZE. La salle basse de l’ancien hôpital est aujourd’hui la bibliothèque.

             Le panneau N°3 :

     Le quartier religieux de la Lauze.

De 1092 à 1094, l’Eglise d’Ouveillan est unie au Chapitre Saint-Just. Une communauté de chanoines est créée. Le castrum fermé jusqu’alors, s’ouvre sur l’étang et se construit un quartier religieux, bientôt aussi étendu que l’ancien castrum : la maison presbytérale avec son jardin, le grand cimetière, l’hôpital, le moulin de l’œuvre

De petites maisons se construisaient contre les anciens remparts, le long du Moulin, dans le prolongement de l’hôpital.  Ainsi naissait le quartier de la Lauze.

Contourner l’ancienne maison consulaire jusqu’à l’escalier menant à l’impasse du Calvaire : nous sommes sur le cimetière du 12ème siècle . En face du Calvaire, le Moulin à huile est maintenant le tabac-presse, avec à côté, un magasin de spécialités asiatiques, deux cafés-bars. Remontons vers l’église par l’impasse du Calvaire.

             Le panneau N°4 :

           « le vieux cimetière »

Le premier lieu de sépulture, celui qu’on appelle, à la fin du Moyen-âge, le Petit Cimetière ou le Cimetière Vieux, est situé, autour de l’église paroissiale, ici la chapelle Carolingienne appuyée au mur du Sud du Castrum. Il occupait une partie de l’église actuelle. La grande mortalité de 1826 obligea à créer un nouveau cimetière. Le calvaire implanté en haut des escaliers, rappelle la présence de ce Cimetière Vieux.

Le mur de soutènement de l’Eglise supporte  les fondations du chemin qui reliait l’église au cimetière.

Revenons sur nos pas, vers la Place ROUQUIER, et prenons la Rue PASTEUR, zone commerçante où deux boulangeries vous feront déguster les spécialités du village. Sur votre droite,  la Rue du Capitoul, mais continuons notre chemin vers l’emplacement de la première chapelle de la Confrérie des Pénitents Blancs.

             Le panneau N°5 :

     « Confrérie des Pénitents Blancs »

 

Avant la Révolution Française : La  Chapelle est située au N° 57 du cadastre de 1811 (au niveau de la boucherie) 

Après la Révolution Française : La Chapelle des Pénitents Blancs est sur la place qui porte son nom, devant l’actuel Hôtel de ville. En effet le 28 Novembre 1817, « les sieurs Barlabé, Berlan et consorts, au nom de la Confrérie des Pénitents Blancs, acquièrent de la commune, un terrain d’environ 533 m2, pour une somme de 202 francs, afin d’y construire une petite église ».

Elle fut détruite au début du 20ème siècle.

En face de la boucherie, charcuterie, traiteur, prendre la rue du Fort, qui va nous mener vers le Castellas.

              Le panneau N° 6 :

        « Le Castrum et le Castellas »

Ovilianum va devenir un « castrum » après les invasions barbares du 7ème siècle. Ce premier village de type fortifié est visible dans nos vieilles pierres. Ouveillan, aux alentours du 10ème siècle, est organisé autour du Château , à l’abri de sa puissance et des seigneurs Guilhaume et Bernard d’Ouveillan, Béranger de Fontcalvy. De nos jours, le « Castellas » est une propriété particulière qui est en voie de restauration. Tout autour du Castellas des voies en circulades piétonnes entourent le château.

Par la circulade, dans le fort, rejoignons l’entrée de l’Eglise St Jean l’Evangéliste.

 

 

Le panneau N°7 :

    « l’Eglise St-Jean l’Evangéliste »

Une église existe dès le 9ème siècle : il s’agit d’une modeste chapelle carolingienne dédiée à Saint-Jean l’Evangéliste et située sous l’église actuelle. Les restes de ce sanctuaire sont visibles dans la partie Est de la façade Nord de l’église. Au cours des 9ème et 10ème siècles, le patrimoine de cette chapelle prend une telle importance que l’Archevêque DALMACE, en 1090, la rattache au Chapitre Saint-Just de Narbonne et la dote d’une communauté canoniale de sept chanoines. A l’abri, à l’intérieur du « Castel Naou » appuyée au rempart Sud, la chapelle Saint-Jean l’Evangéliste ne suffit plus à la richesse de son patrimoine : elle est détruite ainsi qu’une partie des murailles et à sa place s’élève, au 12ème siècle, une église

romane-lombarde bien plus majestueuse. De celle-ci, il ne reste que le chœur, les travées de chœur, la façade Ouest avec sa porte monumentale et les murs Nord et Sud sur une partie de leur hauteur.

En plus du portail d’entrée, une issue plus petite est percée dans le mur Nord : il s’agit de la « porte des morts » donnant sur le premier cimetière qui s’étendait autour de la chapelle carolingienne. A l’extérieur, la principale caractéristique du style roman-lombard est bien visible autour des ouvertures du chevet : un cordon de lave borde l’extrados des arcatures.

Les pierres de la chapelle des Toutous ont été utilisées sue la façade Nord. Sur les six piliers, deux sont restés en place : ceux qui délimitent la travée de chœur centrale. Les quatre autres se sont effondrés : ils sont remplacés par des « ancoules », épais contreforts intérieurs sur lesquels s’appuient les arcs qui supportent la charpente. Les trois couvertures des nefs centrales et latérales ne sont pas reconstruites. Une seule toiture recouvre le sanctuaire, celle que l’on voit encore aujourd’hui.

Au cours du 19ème siècle, le retable de la chapelle des Pénitents blancs, abandonnée, est installé dans la dernière chapelle Nord-Ouest. Dès 1981, des aménagements sont réalisés. A l’intérieur, le mur Ouest est réhabilité, une tribune disgracieuse est détruite, elle cachait une niche datant, sans aucun doute de la première église. A l’extérieur, les bâtiments accolés au mur Sud, disparaissent ainsi que le porche d’entrée.

Passons le « Portal » ouvert en 1832, reliant l’Eglise aux habitations accolées au rempart, pour nous rendre vers le presbytère, maintenant détruit. Un jardin public, avec une large terrasse   permet de surplomber la Place du marché. 

Dans le jardin public, en face de l’entrée de la sacristie, se trouve une glacière attenante à l’ancien presbytère. 

               Le panneau N°8 :

           « La glacière »

Située devant le presbytère de l’église St Jean ( démoli à ce jour), la glacière permettait de stocker de la glace provenant de la Montagne Noire. Elle possède deux entrées. Son intérieur est construit en briques. On peut supposer qu’elle a probablement été édifiée

à la fin du 18ème siècle .

Avançons-nous dans le jardin public pour admirer les restes de remparts. Les créneaux se découpent sur le ciel, échauguettes et meurtrières sont prêtes à accueillir l’ennemi…

               Le panneau N°9 :

               « Le rempart »

De nos jours, il est difficile, par endroit, de suivre le rempart. A partir de l’abside actuelle, on le voit très bien au Sud, à l’Est et au Nord-est. Il passait certainement sur l’emplacement de l’église actuelle.

 

 

 



11/07/2011
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